Les mots des autres

Pour avancer, j’ai besoin de m’imprégner des choses. A travers les mots,  la musique, les images. Comprendre intellectuellement ne m’intéresse pas tant que capter émotionnellement.

Ecouter des chansons en boucle ; chercher le sens des paroles ; parfois chercher l’histoire des chansons ; me perdre dans la musique.

Lire les mots des autres et vivre par ce biais d’autres histoires. Comprendre – ou pas – ce que d’autres ont pu ressentir. Dans des parcours similaires au mien ou très différents. Dans les livres. Sur les blogs.

Echanger avec les autres. Ecouter leurs peurs. Deviner leurs bonheurs. Questionner leurs choix.

C’est ma façon à moi de tracer ma route, de comprendre ce qui me touche et pourquoi, d’intégrer parfois des phases de deuils, et de m’ouvrir à d’autres possibles.

Parmi ces possibles il en est un que je redoute mais que je tente d’apprivoiser. La page qui se tourne et l’enfant qui n’est pas venu.

Parce que je veux un enfant, mais aussi parce qu’il ne viendra peut-être jamais. J’ai besoin d’envisager aussi ce possible-là. Pour comprendre quel chemin cela représente, et quelles richesses s’y cachent, malgré tout.

Il y a quelque temps, Plume a très justement parlé de ces « héroïnes », qui n’ont eu d’autres choix que de continuer à vivre sans enfants, et qui témoignent via leurs blogs ou leurs livres. Je puise dans ces sources d’autres énergies et d’autres questionnements.

Je sais dire aujourd’hui que s’il ne devait jamais y avoir d’enfants pour nous, je survivrais ; je sais aussi que si c’était le cas, j’aurais encore à passer à travers une phase d’acceptation longue et très douloureuse, car même si je peux l’envisager, je ne peux pas encore l’accepter – parce que c’est encore bien trop tôt et que l’on a encore beaucoup de choses à vivre avant. Et parce que reste l’espoir. Beaucoup d’espoir. Enfin parfois.

Mais c’est important pour moi de savoir qu’une autre vie est possible. Après.

 

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2 commentaires pour Les mots des autres

  1. Le fait de savoir qu’il est possible de vivre sans enfant ça rend l’injustice moins amère.

    • Kaymet dit :

      Oui, de savoir que c’est possible, et qu’on n’est pas les seuls.
      Je crois que ce qui est important aussi, c’est d’essayer toutes les voies que l’on est prêt(e)s à essayer; si ça ne marche pas, on aura au moins essayé jusqu’au bout.

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