Comment vivre quand même?

Comme je l’écrivais récemment, je considère que malgré tout dans ce parcours j’ai de la chance. C’est vrai. Ceci dit, ce n’est évidemment pas pour autant que le chemin de l’infertilité est facile tous les jours, loin de là ! Mais je ne veux pas parler aujourd’hui des difficultés qu’on croise au quotidien ou presque, au fil des années. Il y aurait tellement à dire – ce sera pour une autre fois… Je veux plutôt revenir sur cette question que j’entends ou que je lis souvent (et que je me suis bien sûr moi-même posée bien des fois) et qui se traduit en gros par : comment faire pour vivre sans enfants ?

Évidemment il n’y a pas de recette miracle, ça se saurait. Et deux personnes – y compris dans un même couple – le vivent ou le vivront différemment. Chacun doit trouver sa voie. Bref, voici où me mènent mes réflexions…

Tout d’abord, ‘vivre sans enfants’, c’est quoi ? Ça commence quand ?

Est-ce que j’ai commencé à vivre sans enfants le jour où, vers 22-23 ans, je commençais à me dire que j’en avais marre de m’occuper des enfants des autres et que j’avais hâte de m’occuper des miens ? Sans doute que non – je n’étais pas encore en essais.

Est-ce que j’ai commencé à vivre sans enfants quand, après plusieurs mois d’essais, il n’y avait toujours pas le moindre signe d’un test de grossesse positif ? Mmmoui, peut-être – mais comment définir le ‘temps qu’il faut’ pour avoir des enfants, qui forcément change d’un couple à l’autre ? Et à partir de quand est-ce qu’on bascule de la vie ‘avant les enfants’ à la vie ‘sans enfants’ ?

Est-ce que je commencerai à ‘vivre sans enfants’ si un jour, lassés des options qui n’auront pas marché, ou arrivés au bout de toutes celles que nous aurons pu tenter, l’enfant n’est toujours pas là, et nous décidons de nous résigner à vivre sans ? Sans doute, oui – mais alors toutes ces années avant, est-ce que je n’aurai pas vécu déjà ? Est-ce qu’elles comptent pour du beurre ? Est-ce que ‘vivre sans enfants’ ne sera pas continuer à vivre comme on aura déjà vécu tout ce temps ?

J’imagine bien (enfin non, en vrai, j’imagine très mal) que l’étape ‘accepter de passer à autre chose’ et clore le chapitre bébés est une étape très difficile et que d’une manière ou d’une autre, il y a un avant et un après – tout comme il y a un avant et un après PMA.

Il y a quelques semaines, je discutais avec un ami qui venait de me dire que eux aussi, ils galèrent, vont commencer les traitements… (je ne sais pas pour vous, mais autour de nous, on a parfois l’impression d’une épidémie… le même week-end, on a appris la même chose pour un autre couple d’amis…) Il m’a parlé d’un documentaire qu’il a vu sur des femmes allemandes qui n’avaient pas pu avoir d’enfants ; dans ce documentaire, les seules qui s’en sortaient plutôt bien étaient les artistes, celles qui étaient très impliquées dans d’autres projets créatifs.

Le témoignage de Nancy, une écrivaine qui a trouvé sa force de vivre sans enfants aux côtés de son cheval, m’a beaucoup touchée. Elle dit que si elle pouvait envoyer un message à celle qu’elle était il y a quelques années, ce serait (je résumé à ma sauce) : « ne fuis pas le monde des fertiles ; ne prends pas les grossesses des autres aussi mal, comme si chacune d’entre elles diminuaient tes chances de tomber enceinte. Au contraire, appuie-toi sur les autres femmes, y compris celles qui ont des enfants, car elles peuvent aussi être d’un grand secours si on leur en laisse la possibilité. »

Elle dit surtout que le plus difficile quand on lâche le rêve d’avoir un bébé, est lorsqu’on ne sait pas comment remplir le vide qu’il a laissé, mais que quelques fois il faut lâcher un rêve pour se tourner vers un autre.

Mon avis est que l’on peut se tourner vers cet autre rêve sans avoir lâché le rêve d’un bébé, que les deux ne sont pas incompatibles. Je pense que ces années de galères pendant la PMA sont aussi des années que l’on peut mettre à profit pour aller vers ses autres rêves, se découvrir des passions, quelles qu’elles soient, développer son esprit créatif – comme dit aussi Nancy, d’apprendre à se connaître et d’oser aller là où nos rêves nous attirent. D’oser sortir de notre zone de confort. « Life begins at the end of your comfort zone. » Oh bien sûr, la PMA est loin d’être une zone de confort, et surtout il y a pas mal de moments où on n’a qu’une envie, c’est de se barricader chez soi et ne voir personne ; c’est vrai, et je pense aussi qu’il faut se ménager pendant ces moments-là. Mais d’une manière générale, s’investir dans d’autres rêves, en parallèle, ça ne peut être que bénéfique – d’abord parce que ça fait du bien ; ensuite parce que ça permet de lâcher prise un peu, par rapport au projet bébé, tout en le gardant très présent quand même ; enfin parce que ça ne peut être que bénéfique pour le jour où bébé arrive, que le monde de ses parents ne tourne pas uniquement autour de lui et de sa conception…

Et puis si au final bébé ne vient pas, on aura déjà fait un pas dans la bonne direction pour s’en sortir.

Pour ma part, je ne sais pas définir précisément vers quels autres rêves j’ai envie de me tourner, je tâtonne. Il y a bien des activités qui me plaisent, mais rien qui se détache du lot, qui me passionne vraiment. Mais je sens que ça va s’éclaircir petit à petit, en continuant à tâtonner ; alors en attendant, je rêve.

C’est important de rêver.

Rêver c’est informer l’avenir*.

*ça, c’est de Gérald Neveu


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23 commentaires pour Comment vivre quand même?

  1. Coraline dit :

    Et bien moi j’apprends à coudre, à tricoter, à broder depuis une bonne année maintenant…. ça fait vieux jeu mais j’en ai toujours rêvé ! Il était temps que je pense à moi et que je me fasse plaisir ! On pallie comme on peut à ce manque et quand ça occupe les mains, ça occupe aussi l’esprit !

    Bonnes recherches pour trouver ta voie…. Gros bisous

    Coraline

    • Kaymet dit :

      Je me souviens notamment du très joli doudou et de ton BJB!! Et ce n’est pas si vieux jeu, en fait je crois que ça revient au contraire très à la mode tout ça 🙂
      Perso, je n’ai jamais réussi à accrocher au tricot (mais je ne désespère pas d’y retourner un jour! Ma mère a toujours beaucoup tricoté), mais j’ai fait pas mal de couture et j’aime beaucoup ça – il faut juste que je m’organise pour m’y remettre vraiment… ça va venir!
      Bises

  2. irouwen dit :

    Pour moi dans PROCRÉATION, il y a le mot CRÉATION et ça c’est super important pour moi. Parce que création ça je sais faire et cela ne dépend pas de mes ovaires !!!! L
    Mon blog c’était pour ça, créer quelque chose, exposer mes créations photographiques, les réaliser avant. Cela m’a beaucoup aidé, voir que je pouvais créer. M’ayant occupé des enfants des autres, depuis plus de 20 ans, je peux dire que j’en ai eu des enfants dans ma vie……..et puis mon investissement auprès des enfants de mes soeurs, ont fini par me faire dire que je pourrais vivre sans mes enfants à moi, mais entourée des enfants des autres. Mais toutes ces pensées POSITIVES, n’ont pu s’exprimer que tard dans le parcours -désir d’avoir des enfants de nous, PMA-
    Après avoir traversée des zones très sombres et douloureuses, ne voulant plus souffrir de tout ça. Le cerveau se met en mode positive attitude, mais il faut de temps et en plus ce n’est pas linéaire non plus.
    Après le premier échec du don, ces idées ont pris de plus en plus de place…………pour finalement vivre autre chose.
    Qui de l’oeuf ou de la poule ?????? En tout cas nos pensées font leur travail dans tous les sens.

    • Kaymet dit :

      Que j’aime ton commentaire Irouwen!
      C’est vrai que le blog en fait partie – créer, écrire, structurer, échanger. Tes photos m’ont toujours plu, et c’est une des voie que je veux explorer – j’ai en tête de m’inscrire à un petit cours de photo à la rentrée.
      Je crois que ce que tu dis sur la positive attitude du cerveau est très juste, j’ai souvent cette impression, c’est un peu une question de survie en quelque sorte.
      Bises

  3. J’aime te lire! Il faut que je me sorte de ma flemme et de ma relative prise de distance avec mon blog, et me bouge de fissa fissa te mettre dans mes liens, parce que sinon j’oublie toujours de passer par ici…!
    Bises!

  4. barbidou dit :

    En fait, l’idée de ne jamais avoir d’enfant, je l’ai eu avant de rencontrer chéribibi. Je sortais d’une relation longue alors…. A ce moment là, j’avais ma nièce, les enfants de mes amies.
    Puis … chéribibi et l’évidence de cet enfant. La suite : tu la connais presque : 1 an d’attente, puis 1 an de PMA pour avoir Marvellous . A ce moment là, aucun recul, aucune reflexion à l’idée que cela ne marche pas. Pas par aveuglement mais parce que cette idée m’était tout simplement insupportable.
    Mais, pour rebondir sur le témoignage de Nancy, je dirai que j’ai commencé à tricoter, coudre et aux travaux manuels au début de ma PMA.
    la question que je me pose est si je dois faire le deuil de notre projet de famille, avec 2 enfants. Et je relativise face à ce potentiel échec parce que je sais ma chance Immense d’en avoir déjà un.

    • Estelle dit :

      Barbidou,
      Je m’interroge toujours sur le sens de cette expression consacrée « faire le deuil » :
      elle est souvent associée à « renoncer » (registre de la volonté : je veux, je ne veux plus); pour moi elle a plutôt le sens d' »accepter tout en gardant espoir et en réinventant ses rêves » (registre du désir : je souhaite, j’aimerais, j’espère, je rêve, j’informe l’avenir 😉 et je m’en remets à la vie)
      Et pour toi ?

      • barbidou dit :

        Quand j’utilise « faire le deuil » c’est accepter l’absence, vivre avec. Mais cela passera par une phase de chagrin et de colère. Avant de continuer sa vie….
        Ta jolie description n’est pas loin de la mienne.

    • Kaymet dit :

      Je crois que le plus dur, toujours, c’est de ne pas savoir. Ne pas savoir si oui ou non, un jour… Ce serait tellement plus simple si on nous disait: oui, tu seras maman, oui tu auras ton 2ème enfant, ça prendra du temps, mais dans X années il/elle sera là. Mais ce serait trop simple bien sûr. Ne nous restent que la confiance et l’espoir.
      J’ai découvert le livre « Fragiles » de Philippe et Martine Delerme, il y a quelques mois – ce sont des définitions philosophico-poétiques du monde vu par les yeux d’une enfant. Je le trouve magnifique (d’ailleurs j’en parlerai un de ces jours 🙂 ) – sur la confiance, il y est dit: « On ne sait pas ce qu’on attend. Ce serait tellement simple de voir la vie en noir, la vie en rose. Mais les jours ne se suivent pas, ne se ressemblent pas. Combien de temps perdu? Aucun. Combien de certitudes? Pas. Comment sort-on de la coquille? Fragile. »
      Je me sens fragile souvent, et forte à la fois – c’est un drôle de mélange. Forte par la confiance et l’espoir, fragile par l’incertitude.
      Oui, tu as la chance d’avoir ton Marvellous; tu as la chance immense d’être déjà mère. Mais ne te culpabilise pas de souffrir de ne pas voir – encore – arriver le 2ème; je ne me suis jamais vraiment posé la question en ces termes, mais je suis convaincue que si on a un enfant unique, on sera les plus heureux du monde d’avoir cet enfant, et à la fois profondément triste de n’en avoir qu’un.
      En tout cas, j’espère du fond du cœur que tu nous annonceras une bonne nouvelle ce week-end!

      • Estelle dit :

        Le désir d’enfant, de famille, de parentalité, de fécondité, … est chose simple et très complexe à la fois. C’est profondément intime, essentiellement inconscient, et en aucun cas cela ne peut se justifier. Lors d’un colloque auquel j’assistai lundi, Geneviève Delaisi de Perseval employait à cet égard le terme de « Désir transcendant ».
        Et pour chaque projet d’enfant, il me semble que des facettes possiblement différentes du désir sont à l’oeuvre.
        A mon sens, Barbidou, ta chance d’être mère de Marvellous ne délégitime en rien ton désir d’un autre enfant …
        Pour ma part, ma réalité a d’abord rencontré et satisfait mon désir d’être mère, puis celui de porter et mettre au monde mes enfants; aujourd’hui je me sens dans l’acceptation sereine de ma vie et ma famille telles qu’elles sont; je mets en perspective le fait de n’avoir ni conçu ni mis au monde naturellement avec nos histoires personnelles et transgénérationnelles; je sais ma chance que ce soit constituée une famille nombreuse en moins de 3 ans (après des années d’attentes); pour autant j’assume pleinement cette part de moi qui rêve parfois de la venue d’un nouvel enfant, en lien avec d’autres facettes de mon désir (et je remercie 1000 fois Kaymet de savoir l’écouter avec amitié ;-), et j’accepte aussi (au sens du deuil dont nous avons déjà parlé) que ce désir de fécondité prenne d’autres formes … et c’est déjà largement le cas d’ailleurs !

  5. Lulu dit :

    J’adore te lire, moi aussi !
    Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis.
    Si nous n’arrivions pas à avoir notre enfant, j’espère que nous pourrons « vivre quand même », comme tu dis, et vivre heureux…

    • Kaymet dit :

      Merci Lulu, et bienvenue (officiellement 😉 )par ici!!
      Vous le pourrez, c’est certain, d’une façon ou d’une autre – mais je te souhaite de ne jamais avoir réellement à te poser cette question, et qu’un petit môme vienne chambouler rapidement votre existence.
      Et comme dirait je ne sais plus qui: « Soyons heureux en attendant le bonheur! »

  6. Estelle dit :

    Te lire et lire les commentaires confirme une « thèse » que nous avons déjà partagée : l’infertilité génère quasi toujours une crise de confiance et d’identité, une mise en cause profonde de toutes nos formes de fécondité et de créativité, à la fois au niveau personnel et au niveau du couple.

    Et le chemin, une fois que certains deuils se font (celui du contrôle illusoire, de la toute-puissance de notre volonté, … et pas de l’enfant !), est précisémment de retrouver, développer sa fécondité sous toute ses formes, avec, avant ou sans la maternité, de rêver, de se réinventer, de repenser son chemin de vie, de contacter son essence, son coeur, …
    C’est finalement faire, avec un peu d’anticipation, le chemin que nombre de femmes doivent faire une fois ménopausées, quand elles réalisent que la maternité n’est pas tout. Et du coup, en généralisant, on pourrait dire que « les infertiles » ont un coup d’avance sur « les fertiles » dans leur cheminement, leur maturation de femmes.

    Et ça rejoint l’idée que j’affectionne particulièrement qu’il est précieux, quand on s’y sent prête (ça va avec le processus de deuil suscité) de cotoyer des femmes aux parcours variés en matière de fertilité, de maternité, pour comprendre qu’au delà des apparences et des discours, il y a presque toujours une forme de complexité : quand ça n’est pas la conception, c’est l’hyper-fertilité, la grossesse non désirée, la grossesse, l’accouchement, l’allaitement, le lien au bébé, la naissance de la mère en soi, … Bref, cela permet, me semble-t-il de dépasser la comparaison-poison pour trouver, par delà les différences, notre fémininité et notre humanité communes. Donc vivent les cercles de fécondité, cercles de femmes et « tentes rouges ».

    « Rêver c’est informer l’avenir » … j’adore !
    Et au fait, quand petite, tu rêvais, te souviens-tu comment tu informais l’avenir ? 😉
    Bizzzz toutes spéciales en pensant au D-Day qui je suppose approche.

    • Kaymet dit :

      Ça me rappelle bien des discussions tout ça… Notamment à propos de femmes qui, ayant eu des enfants tôt, ont barricadé bien profondément leurs questions existentielles, n’ayant pas trouvé le temps de se les poser 😉 D’ailleurs nous en reparlerons sûrement encore dans quelques années, quand ces questions justement referont surface car les enfants auront quitté le nid…
      Ce que tu dis sur ce « coup d’avance » est tout à fait ce qui a été décrit récemment sur le blog de Pamela, et repris sur celui de Lisa (où j’adore son résumé: “Been there done that – got the freakin’ t-shirt.”)
      Pour ce qui est des cercles de fécondité – j’aimerais tant être à Paris à nouveau juste pour ça (enfin pour d’autres raisons aussi parfois… ;))!
      Et petite, je rêvais moins de princes charmants que de famille (très) nombreuse – va savoir ce que l’avenir me garde sous le coude!!! Parfois on est surpris – il paraît même qu’il peut suffir de 3 ans pour en arriver là…
      Bises

      NB: D-Day était aujourd’hui. Mais j’ai déjà quasi oublié, car on a deux petits bonhommes arrivés peu de temps après et qui dorment chez nous jusqu’à samedi soir (les deux ‘grands’ de mon beau-frère); du coup je suis partie dans autre chose direct – d’une certaine façon, D-Day a déjà conduit à l’arrivée de 2 enfants chez nous 🙂

  7. Apo dit :

    Ne pas savoir, où on va, ce à quoi on va arriver. Autant cela ne m’a jamais gêné avant, j’aimais bien l’idée de me laisser porter par mes envies et les opportunités de la vie, autant aujourd’hui, depuis le début du parcours PMA, (en fait depuis le 1er échec et surtout le 2e) ne pas savoir si nous aurons cet enfant est très dur, et l’idée de ne pas l’avoir encore plus… Comment vivre quand même, je n’ai pas la réponse et certains jours, cela me semble intolérable, insupportable, au dessus de mes forces. D’où des descentes aux enfers régulières, une colère mêlée de frustrations et de rage et l’impression de ne plus vivre vraiment depuis. Sur la création, autant j’aime écrire (c’est mon boulot mais aussi à titre perso) mais j’ai très vite été incapable d’écrire une ligne sur ce que je vis, malgré mon projet initial d’en sortir au minimum quelque chose, un roman, un essai, quelque chose mais rien ne vient, je suis vide et vidée par cette expérience de la pma je crois. Reste quelques envies de faire des photos mais c’est plsu rare qu’avant…
    Je rejoins sinon Barbidou, cette question je me l’étais posée avant, car le désir d’enfant n’était pas là et je me disais que peut être ce n’était pas pour moi, et puis la rencotnre avec Mr A et le désir d’un enfant ensemble qui est venu en même temps que l’infertilité. Est ce un signe ? Allez je ne suis pas d’humeur super rose en ce moment, alors j’arrête là. Bises et bon courage pour le post D day… APo

    • Kaymet dit :

      C’est difficile parce qu’à chaque échec, à chaque nouvelle claque, on a l’impression qu’on n’en sortira jamais. Et il faut se reconstruire en intégrant une douleur de plus. On a chacune un parcours différent, et notre façon à nous de le gérer – peut-être que tu écriras le tien le jour où tu auras ton enfant dans les bras. En tout cas, j’ai hâte de lire ton livre.
      Merci pour ce partage Apo

      • Apo dit :

        Je ne sais pas si je me mettrai à écrire (en plus du blog) et s’il y aura un livre, j’aimerais surtout qu’il y ait un bébé…

      • Kaymet dit :

        Bien sûr.
        J’avais suivi le fil de mon idée – et si je lisais ton livre, c’est que tu avais ton bébé dans les bras 😉 mais peu importe le livre.
        En tout cas, je te souhaite un petit bout pour bientôt. Il y a régulièrement de bonnes nouvelles sur la blogo – notre tour viendra.

  8. Vanillou dit :

    Chères toutes,
    J’ai lu vos textes et vos émotions. Bien entendu, je me retrouve dans vos mots.
    Mon conjoint et moi avons vécu les mêmes choses et aujourd’hui, je travaille à accepter l’idée de ne jamais être « mère de ventre », car finalement, on est toujours un peu maman, avec les enfants de la famille, des copines ou bien ses animaux.
    Je voudrais juste dire à toutes les femmes qui ne sauront pas mères du fait de la nature, que la vie est belle. Rappelez vous que vous vouliez un enfant parce que c’est votre Prince Charmant qui a généré cette envie. C’est lui votre plus grand bonheur. Ici et maintenant. Sortez du « rêve de l’enfant » et vivez votre belle vie de femme. ♥

    • Kaymet dit :

      Bonjour Vanillou et bienvenue par ici.
      C’est vrai qu’on peut être ‘un peu maman’ dans bien des situations, en tout cas faire vivre sa fibre maternelle d’une manière ou d’une autre – personnellement je l’ai beaucoup fait, et le fait encore; malheureusement, ça ne remplacera jamais la réelle expérience de mère, et chacune gère cela plus ou moins bien. J’entends bien ce que tu dis sur le fait qu’avoir l’amour c’est déjà beaucoup, et c’est vrai; pour ma part, l’envie d’enfant était présente au fond de mes tripes déjà bien avant que je ne rencontre mon chéri, même si c’est bien avec lui que je les veux ces enfants.
      J’espère en tout cas pouvoir vivre non seulement une belle vie de femme, mais aussi une belle vie de maman. Et c’est ce que je te souhaite à toi aussi.

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