Etre femme sans enfant

« […] Un point de vue inédit que creuse aussi la psychologue belge Isabelle Tilmant dans son livre Épanouie avec ou sans enfant, où elle réfléchit en profondeur sur les différents rôles sociaux incarnés par les femmes et sur le statut de mère. «Je reprends un témoignage d’une patiente, relate-t-elle: « Si vous n’avez pas d’enfant, vous êtes considérée comme moitié de rien, mais si vous êtes célibataire sans enfant, alors vous n’êtes plus rien du tout. »» »

Pourtant, même sans enfants, la vie continue. J’ai déjà mentionné des blogs anglo-saxons qui en témoignent. Je découvre aujourd’hui un blog francophone sur ce sujet : Etre femme sans enfant. Catherine-Emmanuelle, qui a su très jeune qu’elle ne pourrait pas avoir d’enfant, propose d’y partager des ressources pour aider dans la démarche de deuil et d’acceptation de l’infertilité. Elle y a posté son premier entretien en format vidéo il y a quelques jours – un échange généreux avec Diane, aux belles sonorités québécoises.

Je souhaite longue vie à ce blog, une pierre de plus pour se soutenir les unes les autres.

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18 commentaires pour Etre femme sans enfant

  1. Effectivement Kaymet, la vie ne se résume pas a la grossesse et a la maternité !
    Merci de nous avoir indiqué cette ressource francophone.

    • Kaymet dit :

      Bonjour Fabienne. Oui, heureusement la vie ne se résume pas à cela – mais on vit tellement dans ce désir de maternité, qu’on a du mal à s’imaginer qu’il puisse ne pas aboutir. Bises

  2. snow dit :

    non, on est pas femme parce qu on est mere. C’est une evidence.
    Sauf que, quand on est dedans , jusqu’au coup, la douleur dans la gorge bin…c’est dur dur de se sentir « femme »…Le regard des autre s?? uniquement ?? ou plutot celui que nous portons sur nous meme?? si intransigeant?
    bisous miss…

    • Kaymet dit :

      En fait c’est un concept très ambigu. Je pense que la vie de femme se divise potentiellement en tout un tas de rôles, et que mère n’est qu’un de ces rôles là – et c’est vrai que quand on est dans la PMA, on est tellement focalisées sur ce rôle-là, qu’on en oublie parfois que ce n’est pas le seul qui fait de nous des femmes, bien loin de là. Bon bien sûr, la PMA met aussi à mal d’autres rôles, comme celui de l’amante, vu la présence quasi-omniprésente des médecins ‘dans notre lit’. Mais en même temps, dans notre parcours, je me dis aussi qu’on développe d’autres facettes de notre vie de femme, d’autres forces (qu’on le veuille ou non…!) – des facettes que celles qui ont eu des enfants tout de suite parfois occultent, tant elles sont concentrées sur leur seul rôle de mère.
      Bref, merci pour ton com, tu me fais cogiter.
      Bisous

  3. Merci Kaymet de ce relai francophone. Je rejoins snow…. Sinon, ca me fait aussi pensé au « Elle » que j’avais relaté. L’histoire de cette femme exceptionnelle et aujourd’hui sereine, sans enfants, que j’ai eu la grande chance de connaitre. Bises

    • Kaymet dit :

      Merci de reparler de « Elle », je l’avais loupé ce billet-là; du coup je suis allée le lire et il m’a beaucoup touchée.
      C’est tellement important de pouvoir contacter ce potentiel de sérénité, de savoir que le ‘possible après tant redouté’ n’est pas qu’un grand trou noir qui nous engouffrerait.
      Bises

  4. loLo dit :

    « Se rendre à l’évidence que c’est pas possible », comme dit Diane dans la vidéo, c’est tellement difficile… Merci d’avoir parlé de ce blog que je garderai dans mes favoris.

    • Kaymet dit :

      C’est extrêmement difficile, et le parcours est différent pour chacun et chacune. On ne prendra pas toutes les mêmes chemins, mais j’espère qu’on sera toutes heureuses au final.
      Bises loLo

  5. 1000myrtilles dit :

    Merci pour ce partage. J’ai lu aussi le livre d’Isabelle Tilmant. Avant de le lire, je n’arrive pas à mettre de mots justes sur ce que le fait de ne pas arriver à mener de grossesse à terme provoquait au fond de moi, par rapport à mon identité. C’est au-delà d’être femme, car je ne me sens pas moins femme. Mais c’est le côté nourricier, créateur, donneur de vie au sens large, qui est mis à mal. Et cela m’a ouvert une petite porte sur la possibilité de trouver d’autres moyens d’exprimer ce côté-là. Et cela fait du bien de savoir que c’est possible, même si c’est un cheminement pour y parvenir.

    • Kaymet dit :

      Je n’ai pas lu ce livre, mais je vais peut-être le mettre dans ma liste ‘à lire’ un de ces jours. Pour moi c’est effectivement important de savoir qu’autre chose est possible, même si c’est dur. Et ce n’est pas pour autant un renoncement, pas une façon de baisser les bras, mais d’explorer les différents possibles.
      J’espère que tout continue à bien aller de ton côté.
      Bisous

  6. Merci pour ces ressources. Je crois que ça vaut la peine de conscientiser tous nos différents rôles sociaux et ne pas se limiter à celui de mère (future ou actuelle), au moins pour ne pas sortir de tout cela (si négatif) avec un trop gros trou en soi. Puis, pendant l’épreuve, je pense que ça peut aider de considérer toutes nos rôles et la valeur qu’ils ont. Même si ce n’est pas toujours évident à faire, ça aide à avoir une perception plus positive de soi.
    Bises

    • Kaymet dit :

      Oui je suis d’accord avec toi, on a trop tendance à oublier nos autres facettes dans ce parcours; il faut qu’on arrive à se sentir valorisées en tant que femme de plein de façons différentes, quel que soit notre avenir familial.
      Bises mon petit hérisson

  7. odileke dit :

    Si on veut être mère, si on fait partie de la grande majorité de femmes, alors être « nullipare » rend malheureuse, c’est sûr. D’ailleurs, il n’existe pas de mot pour la nulliparité masculine… comme si ça ne touchait que les femmes.
    C’est un grand désespoir. Et c’est sûr que les rôles sociaux enfoncent encore plus ce désespoir.
    Et le pire, l’entourage entouré d’enfants… qui nous vide presque de notre substance par ses commentaires.
    Le cas contraire, des femmes sans désir d’enfant est compréhensible, et rend heureuse aussi car c’est un choix. Il y a un très beau livre de Linda Lê (que j’ai lu après ma 3e FIV ratée). « A l’enfant que je n’aurai pas » (NIL éditions). Je l’ai beaucoup aimé, mais ne m’y suis pas vue, car j’ai le sentiment inverse, je fais partie de la catégorie « je veux un enfant pour combler mon existence ».
    Bon TEC Kaymet, prends soin de toi.

    • Kaymet dit :

      C’est vrai ce que tu dis, ‘nullipare’, ça n’existe que pour les femmes… je ne m’en étais jamais rendue compte. Comme quoi, nos messieurs sont vraiment mis de côté de A à Z dans ce système! On vit dans un monde qui glorifie tellement la famille, les enfants, les parents, que c’est très difficile de ne pas être dans ce schéma-là, en plus de la douleur terrible liée au fait qu’on a plus que tout envie d’y être.
      On verra ce que l’avenir nous réserve.
      Bises ma belle (Tu veux dire bonne FIV, non? Le TEC n’est plus d’actualité 😉 ).

  8. Rosalie dit :

    Je susi trentenaire. Je suis seul et je ne souhaite pas d’enfant. D’ailleurs j’en ai jamais ressentie l’envie.

    • Kaymet dit :

      Bonjour Rosalie et bienvenue par ici. Bien sûr, il y a de nombreuses femmes qui ne ressentent pas cette envie, ce qui est évidemment parfaitement légitime.
      La plupart des femmes qui lisent ce blog sont (tout comme moi) dans un fort désir d’enfant, enfant qui pour une raison ou une autre ne vient pas. Du coup, les réflexions et les commentaires que tu pourras lire ici et là sont plutôt en lien avec cette envie d’enfant, et le lien vers ce blog sur ‘être femme sans enfant’ vient plutôt d’une réflexion sur comment vivre sans enfants lorsque ceci n’est pas un choix – mais encore une fois c’est en lien avec nos vies respectives, et ne remet aucunement en question le fait que d’autres ne souhaitent pas d’enfants.

  9. Frede dit :

    « ce n’est pas parce qu’on ne donne pas la vie qu’on n’est pas une femme » ?
    la femme peut ne pas avoir « envie » d’enfant.
    de quoi parle t-on ? Il y a tant de choses à dire sur le sujet. out d’abord, je dirais d’emblée que
    l' »Envie » est plutot un terme utilisé par les enfants. On a envie de … pas envie de … ce n’est pas trop du registre de l’adulte. mais bon…
    A cette question, beaucoup de femmes sans enfant répondent que nous pouvons être femme à part entière sans donner la vie.
    Mais est ce vraiment ce que l’on ressent au fond de nous memes ? N’est ce pas là un paravant à une réalité que nous refusons de regarder et d’assumer ? pourquoi ne pas dire alors : j’ai decidé de ne pas avoir d’enfant, je ne suis pas une femme accomplie car la nature m’a fait pour enfanter mais je decide de vivre ainsi…
    N’y a t-il pas en fait très peu (une infime partie) de femmes qui s’épanouissent vraiment SANS enfant ? Le choix de ne pas en avoir est – il vraiment fait en toute conscience , en interrogeant ses propres vicères ? la nature ne prevaut elle pas un moment ou un autre de notre vie ? mis à part l’egoisme (cliché ? de ne pas vouloir se « sacrifier » , est ce un choix rééllement délibéré ? Toutes les femmes disent qu’avoir un enfant est un amour qu’on ne peut imaginer avant de l’avoir vecu. ainsi, peut on en toute conscience décider de ne pas le vivre? Pourquoi ? Au nom de notre liberté ? et comment faire pour assumer ce choix ? (attention, je ne parle éveidemment pas des femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants. Je m’adresse à celles qui en ont fait le choix ou se posent la question.. comme moi).
    Autant de questions que je me pose parce que moi meme je suis dans une situation difficile qui m’amène à me poser beaucoup de questions. J’ai 36 ans. Je suis mariée avec un homme de 30 ans mon ainé. Je l’aime plus que tout. C’est le Grand Amour de ma vie. Ma famille, mes amies femmes envient parfois cet amour qui nous unie. Cette Force qui nous habite. A la Vie à la Mort.
    Le choix de faire un enfant ou pas est difficile. Nous avons entamé une thérapie de couple pour echanger sur ce sujet avec des spécialistes et nous aider à faire un tri, et in fine, un choix, parmi nos questionnements. un enfant parait plus etre un intrus qu’autre chose entre nous. Le faire serait l’instrumentaliser : avoir un enfnat… mais in fine, tout ceci est bien plus compliqué et je me demande si nous, les femmes, nous ne sommes pas « faites » pour enfanter. DAns le sens que cette question s’impose à nous comme une évidence..
    J’ai toujours pensé que j’aurais un enfant. Mais avec mon mari, je suis si bien que la question n’est pas une evidence.. un enfant, serait u intrus comme je l’ai déjà dit. Il boulverserait notre vie et notre quotidien si confortables et que nous avons construits depuis maintenant 7 ans. Mon mari est lui meme deja papa de trois filles qui ont mon age… et grand pere… 3 fois aussi.
    dur pour lui de concevoir de faire un enfant mais il m’a toujours dit q’il ne s’opposerait pas à mon désir d’enfanter… faire un enfant serait donc plus « pour moi » et cela se comprend. Dans le présent, fire un enfant n’est pas d’actualité car comme déjà dit, nous sommes trop bien comme cela… Mais… dans le futur, je me dis que je regretterais sans doute un jour de ne pas en avoir fait… alors… la maternité ne nous depasse t-elle pas malgré tout ? Que choisir ? un enfant pour être femme à part entière ? ou sans enfant pour vivre pleinement mon Grand Amour et me donner comme issue la seule de partir avec Lui, s’il part un jour avant moi… que de questions… n’est ce pas ? qu’en penses vous ?

  10. Ping : Jody Day – une vie sans enfants | unenfantpeutetre

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