L’alternative

En arrivant chez la doc D il y a un mois (jour pour jour, je m’en rends compte en l’écrivant), je ne m’attendais pas à ce scénario – mais on s’attend rarement aux scénarios PMA – embryons de trop mauvaise qualité, inutile de refaire une FIV, les résultats ne seront pas meilleurs.

Des options, il y en a plusieurs : une cœlioscopie pour s’assurer que les trompes vont bien et qu’un miracle naturel est réellement possible ; une FIV-DO à l’étranger ; s’arrêter là, ou plutôt continuer à vivre tout simplement, mais sans la PMA.

En sortant de là, j’étais persuadée que Mr était pour l’option DO (il m’avait parlé de partir faire une FIV en CZ), et pendant le chemin du retour, tout en longeant cet hôtel au nom très évocateur, j’essayais de me convaincre que c’était une option possible, acceptable. La doc D m’avait filé le nom d’une psy à aller consulter pour y voir clair dans tout ça.

balmoral

Et puis en fait non, Mr n’avait absolument pas en tête le DO (mais une simple FIV à l’étranger pour s’extraire des lourdeurs et longueurs administratives françaises), et cette option ne lui semblait pas du tout acceptable.

Il y a quelques jours, je lui ai redemandé si c’était vraiment exclu – il m’a répondu qu’il y avait pas mal repensé ces derniers jours et qu’il ne savait plus trop quoi en penser…

 

Vous connaissez le jeu Othello ? Dans ma tête c’est ça : une fois c’est le côté noir du pion, la minute d’après le côté blanc – je ne sais d’ailleurs pas quelle option est la blanche et quelle option la noire, je sais juste qu’elles s’opposent complètement dans ma tête et que j’ai du mal à y voir clair.

 

Quand je pense à la FIV-DO, c’est un mélange d’espoir énorme (50 à 70% de chance de réussite affichés ; le doc D me dit que vu que j’ai mené à terme une grossesse sans souci, il y a vraiment de bonnes chances de succès) et de questions existentielles.

 

Comment gérer une situation dans laquelle nous aurions une fille qui a mes gênes et un ou deux autres enfants qui ne les ont pas :

  • Quel risque de comparaison entre eux (la doc D m’a spontanément dit : « dans ce cas il serait préférable d’avoir un garçon pour le second, pour éviter de comparer… ») ?
  • Est-ce que je risque de moins aimer le ou les petits ? Ça peut paraître tordu comme question, mais comment savoir à l’avance ce que l’on pourrait ressentir… je sais que beaucoup d’entre celles qui sont passées par la FIV-DO se sont posé tout un tas de questions sur est-ce qu’elles allaient aimer leur enfant, avoir l’impression que ce n’est pas le leur etc. Les questions sont les mêmes ici, mais avec la dimension fratrie bio/DO en plus…
  • Comment les enfants eux-mêmes percevraient-ils cette différence plus tard ?

 

Et puis plus généralement, serait-ce raisonnable de se lancer dans une telle aventure maintenant ? Avec les risques d’échec et de fausse couche qui l’accompagnent et du coup de nouveaux drames à gérer qu’on pourrait s’éviter.

 

Aujourd’hui, mon ressenti est que ce n’est pas une option à poursuivre, qu’il nous faut nous arrêter là et apprécier d’être enfin sortis de tout ce parcours éprouvant.

Mais je sais aussi que c’est l’ultime chance d’avoir peut-être une fratrie, et que c’est maintenant qu’il faut se poser la question, pour ne pas regretter plus tard. Alors je continue à me questionner… et comme je sais que vos commentaires m’aident bien souvent à avancer, je partage mes questionnements avec vous.

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30 commentaires pour L’alternative

  1. Anna dit :

    Je suis maman de garçon de 5 ans (fiv « classique ») et enceinte de jumeaux (garçons) suite au don d’embryons à Reprofit (ce tec a été aussi suivi par dr D ;)) Je n’ai pas de réponses à tes questions, la génetique n’était jamais une source d’inquiétudes pour moi, j’avoue d’être très gaga de mes jujus et fantasmer beaucoup sur la vie future de notre tribu…les rires et adventures…je me contente de vivre en mode de « ravie de creche » qui croit que l’amour va régler tout:) Mon temoignage ne t’apporte donc pas grande chose mais je le laisse quand même pour te dire qu’il existe bien de pmettes mamans « bio » qui ont pris le chemin de don pour bb2..

    • Kaymet dit :

      Merci Anna pour ton témoignage, qui contrairement à ce que tu dis, m’apporte beaucoup! Parce que je trouve très peu de témoignage de personnes dans ce cas et que j’ai l’impression que le mot d’ordre est souvent qu’on devrait déjà être contents d’avoir un enfant (de mon point de vue, l’un n’empêche pas l’autre…) et ne pas chercher des complications supplémentaires. Alors ça fait du bien de voir que d’autres comme toi ont choisi cette voie. Et ton approche sur la génétique aide aussi à relativiser un peu tout ça :).
      Je te souhaite une très jolie grossesse et beaucoup de bonheur avec ta belle tribu! Et n’hésite pas à repasser pour donner des nouvelles!

  2. mamzellefleur dit :

    Maman d’un garçon de 10 ans d’une autre union, j’arrive au bout du parcours pour essayer d’avoir un deuxième enfant de mon amoureux. J’ai toujours voulu 2 enfants, mon fils a réclamé pendant des années un petit frère (puis, face aux FC, a cessé d’y croire), mon homme n’a pas d’enfant biologique.
    3 fiv , 7 transferts , 3 FC. Le dernier spécialiste que j’ai consulté me conseillait le don d’ovocytes, . En me disant que mes meilleures chances étaient là. J’y ai songé sérieusement, j’ai mis la pression sur mon homme qui y était opposé et me demandait alors de choisir entre notre dernier blasto et une unique tentative en Espagne. Car j’ai eu beaucoup de complications lors des fiv ,il a donc peur pour moi et il est las de la pma qui envahit notre vie et nous empêche de faire d’autres projets.
    J’ai fini par réaliser que mon fils n’aurait aucune génétique en commun avec ce deuxième. Et puis j’ai réfléchi à l’aspect financier. Au fait que les donneuses peuvent être certes altruistes, mais, ne nous mentons pas, elles ont besoin d’argent. Et je ne veux pas participer à cette marchandisation du corps humain. De plus, comment font ceux qui n’ont pas 5 ou 1O OOO euros à dépenser là-dedans?
    Je me suis trouvée d’un coup bien exigeante, à la limite du caprice, alors que j’ai déjà un enfant. Et j’ai rejeté l’idée du don.
    Je sais que mes propos sont rarement ceux qu’on lit sur les blogs. J’aurais peut être eu un autre avis si je n’avais pas eu déjà un enfant. J’ai ce luxe de pouvoir renoncer à cette possibilité.
    Pour autant, je ne blâme pas ceux et celles qui ont eu recours au don, chacun est libre de ses choix.
    Cela prend du temps de décider, alors ne te met pas la pression.

    • Anna dit :

      J’avoue que l’idée de rémuneration de donneuses me posait un problème aussi et pour cela notre choix c’était l’accueil d’embryon…peut être c’est une illusion mais j’avais plus sensation d’adopter que d’acheter ces embryons…

      • Carotte dit :

        J’ai énormément de mal avec le concept d’achat dembryon… On n’achète pas des ovocytes, on paie le traitement de la donneuse, les techniques de FIV, les échographies… Ce que l’on verse à la clinique n’est pas un achat de gamète et encore mois un achat d’enfant! Désolée mais j’ai beaucoup de mal avec le concept…

      • Anna dit :

        Carotte je suis une fille d’est – d’origine polonaise j’habite en France depuis 15 ans. Il y a une grande différence entre les donneuses en France et Pologne: les motivations ne sont pas les mêmes. Les filles font le don pour financer les études,se payer le voyage etc. Alors j’ai mal à croire qu’en RT c’est different.

      • Anna dit :

        En Pologne d’ailleurs les fivs sont pas remboursées 😦 et si on donne par exemple la moitié d’ovocytes on peut reduire le cout d’une fiv…Bref c’est pas toujours la générosité et la bonté qui détermine la motivation d’une donneuse.

      • Carotte dit :

        Il n’empêche qu’à aucun moment je n’ai eu le sentiment d’acheter mes enfants. Ce que tu écris me fait mal et je n’ai pas pu m’empêcher de réagir. Que ma Donneuse utilise l’argent issu de son Extreme générosité (car payée ou pas son acte n’en est pas moins merveilleux) pour financer ses études ou autre ne me dérange absolument pas, je lui serai reconnaissante à vie.

      • Anna dit :

        Carotte je ne souhaite pas te faire mal. Ce n’est pas mon intention. J’ai dit seulement que moi personnellement j’etais bloqué par la rémuneration de donneuses (à Reprofit c’est 900 euros en plus de frais, qui correspond au salaire moyenne en RT) et c’est pour cela j’ai opté pour accueil d’embryons. Car une couple qui a eu un bébé et ne souhaite pas poursuivre la crioconservation d’embryons restant n’est pas remunéré pour ce geste.

    • Lili dit :

      Je trouve le point de vue de Mamzellefleur courageux car elle rappelle des évidences. Oui, le don d’ovocytes n’est pas anodin pour la donneuse (hyperstim etc…rare mais que l’on voit régulièrement sur les blogs de pmettes) contrairement au don de sperme. Faire prendre des risques à quelqu’un est dérangeant et c’est pourquoi beaucoup refusent . Quant à l’aspect financier, nier cette évidence est malhonnête au vu des budgets annoncés. Quel couple infertile sans trop de moyens peut envisager de tels voyages ? Anna nous a apporté un éclairage très intéressant. Pas simple comme choix. Personnellement,je trouve que l’âge joue et surtout la forme physique dans ce type de projet. Maman à 40 ans grâce à la pma, j’estime que c’était ma limite. Bonne continuation

      • mamzellefleur dit :

        On ne peut pas nier qu’il y a sous-jacent la question de la disparité des richesses sur cette Terre. Comment défendre que les donneuses font ça pour la gloire quand on connaît le niveau de vie dans ces pays ? On peut avoir les moyens de se payer une fiv-do, on peut légitimement avoir très envie de tout tenter pour être parent, mais on ne peut pas se voiler la face sur le fait que c’est un business qui exploite le faible pouvoir économique de jeunes femmes et leur aspiration à s’en sortir. Peut-on vraiment parler de générosité quand on reçoit de l’argent pour ce qu’on fait?
        Merci Anna et Lili pour vos commentaires , je me sens moins seule avec mes convictions.

  3. Carotte dit :

    Je n’ai pas de premier enfant biologique, mon avis ne pourra donc pas t’apporter beaucoup. En revanche je me dois de nuancer les propos de Mamzelle Fleur sur le « commerce » d’ovocyte sur le pays que tu mentionnes, à savoir la RT Parce que je connais suffisamment leurs pratiques pour contrer un faux argument qui pourrait être pour toi une raison supplémentaire de ne pas foncer. Les donneuses de reprofit sont de qualité, ne partagent pas leurs gamètes avec d’autres couples comme dans d’autres pays et surtout les statistiques sont la : plus de 60% de réussite et un staff exemplaire.
    Apres il est essentiel que ton homme et toi soyez d’accord sur le don… Et surtout que tu sois aussi en paix avec ce que tu veux toi, car je sens que la fratrie te tient à cœur (et je le comprends parfaitement).
    En revanche, pourtant en grande admiratrice du Dr D, je ne comprends pas sa (non) réponse « l’idéal serait d’avoir un garçon » étant donné que l’on ne choisit pas 🤔
    Bref, ce que je vous conseille de faire est de déterminer ce que vous souhaitez réellement. La génétique poste toujours question et c’eSt bien naturel. Il n’y aura que vous pour savoir si c’est un obstacle surmontable ou non.
    Je t’embrasse… Et suis vraiment désolée que tu en sois là aujourd’hui…. ❤️

    • Carotte dit :

      Une dernière chose qui peut vous aider : lire des travaux sur l’épi génétique… Une femme enceinte suite à un don fait bien plus que porter. Personnellement Ca m’a aidée 😘

  4. charliewonka dit :

    Salut kaymet, je ne suis pas -encore? concernée par le don mais j ai passé l an dernier en parcours d agrément pour l adoption et à force de lecture et réflexion, j’en conclus que c’est la femme qui porte l’enfant qui est sa mère. Pour l adoption, on doit se questionner sur le fait que même si l’on adopte un nourrisson et qu il ne se souviendra de rien, il gardera dans sa mémoire inconsciente des sons, des odeurs qui détermineront en partie ses goûts. Il pourra avoir des phobies qu il devra « guérir » en trouvant les origines et très souvent ce sont des événements arrivés pendant la grossesse. Les 9 mois que vous partagez font de vous une mère et son enfant au delà de la génétique. Je t embrasse et bonne réflexion 🤔

    • September dit :

      « Comprendre la blessure primitive » …. Je suis en train de le lire…

      Je n’ai pas vraiment d’avis … je me pose un tas de questions moi aussi ! Cela te rassures ??!! 😉
      Je t’embrasse bien fort

      • charliewonka dit :

        Exactement et après j ai compris -entre comprendre et intégrer.., que moi -la mère adoptive, j allais prendre le relais de la mère bio -pas une deuxième mère mais la mère « d’après la naissance ». Pour l’AS qui a orienté les lectures, c est primordial alors j en ai fait mon point de vue mais il évoluera sûrement en fonction des événements. Et cela ne me rassure pas mais ne me fait pas peur parce que c est clair dans ma tête. Gros bisous belle september

  5. marredattendre dit :

    Salut Kaymet, je comprends tes interrogations, il me serait difficile d’avoir un enfant issu du don et un enfant biologique : cela éveillerait les mêmes questions chez moi… En même temps, je pense que ton appréhension est aussi celle de toute femme face à un deuxième enfant (on se demande toujours si on pourra l’aimer autant que le premier, s’il sera aussi réussi que son frère ou sa soeur). Et puis, un enfant que tu as porté, qui n’a jamais eu d’autre mère que toi, c’est TON enfant, qu’il te ressemble ou pas, son histoire, il ne la construit qu’avec toi. Il faut voir si ton désir d’enfant est plus fort que tout…

  6. Mes deux enfants ont mes gènes. Ce sont des « vrais’ frères mais je les aime différemment… Car ils ont aussi des besoins différents. En attendant mon deuxième, je me demandais sans cesse vais-je l’aimer pareil, autant? Et l’amour vient naturellement. Je comprends tes questions et ne peux pas y répondre. Mais je veux juste dire que ces questions te viendraient aussi avec une vraie fratrie….peut-être moins fortes mais elles te viendraient aussi…
    Courage pour ta prise de décision!

  7. Peppa dit :

    Je comprends bien ton questionnement. Ici c’est encore différent puisque j’ai adopté ma fille et que j’attends une Findusette issue de mes gènes mais pas de ceux de mon mari … Bien sûr, comme toi, je me demande comment elles vivront cette différence et comment on se sortira des questions compliquées ! Mais je crois surtout qu’il ne faut pas avoir de regrets, pour nous la fratrie était importante, et le fait qu’elles grandissent est plus important que leurs différences. Je crois aussi que les enfants se posent bien moins de questions que nous, après on verra à l’adolescence !! Mais même dans les fratries bio, c’est pas toujours place and love non ?
    Plein de bises de soutien dans cette réflexion

  8. Si tout était évident, ce serait parfois plus simple. N’hésites pas à faire un coucou à Compoteen. Elle te sera surement de bons conseils. Des bises

  9. Marinette dit :

    Salut Kaymet,
    Junior est issus d’une FIVDO en Espagne. Je n’ai jamais eu la crainte de ne pas assez l’aimer. Par contre, j’appréhende l’éventuel rejet de sa part quand il comprendra et sera en crise d’adolescence.
    Nous avons tentés numéro2 avec les embryons qui nous restait de la FIVDO. Je me suis posé la question légitime de toute maman : est-ce que je vais autant l’aimer que Junior ? Comme tu le sais, notre dernière tentative ne nous a pas permis de concrétiser notre rêve d’agrandir notre famille.
    Nous ne souhaitons pas repartir pour une autre FIVDO car j’aurais voulu que mes enfants aient les mêmes gènes, et avec une ressemblance ensemble à défaut d’être avec moi.
    Des fois, il faut savoir dire STOP, même si c’est très dur, surtout pour notre enfant qui restera enfant unique. Mais au moins, on pourra lui dire qu’on a tout tenté pour lui donner un frère ou une sœur.
    Courage pour cette période de décision, et surtout, c’est un choix à faire à 2, continuez donc d’en parler régulièrement.
    Bises

  10. artemise dit :

    Ah ma douce Kaymet,
    j’ai raté pas mal d’épisodes de tes aventures et je ne savais pas qu’elles étaient tes préoccupations en discutant hier. Je me sens du coup bien décalée de t’avoir parlé de deuil sans me douter une seconde de tes questionnements, renoncer au 2ème n’est pas un choix facile et tout ce que je peux te dire pour ma part c’est d’écouter ton cœur et pas forcément ta raison. Ma situation est bien différente mais je te partage tout de même mon ressenti, notre choix de renoncement de notre côté était lié à l’épuisement, ma santé et mon cœur qui n’y croyait plus et l’envie de croire que nous 2 c’était plus fort que tout. Puis la RT, merveilleux pays dont je garderais toujours une affection particulière (malgré le résultat de nos tentatives) a été le moyen aussi pour nous de faire nos adieux sans regret !
    Donc si tu as un doute et encore l’envie je pense que c’est important que tu ailles au bout des limites que tu te fixes, prends le temps d’écouter tes besoins et ressentis. As-tu trouvé l’écoute qu’il te fallait suite à tes questions qui sont parfaitement légitimes ? Ma psy pourrait t’être aussi d’un grand secours si besoin car elle est d’une grande bienveillance.
    Ma porte est grande ouverte, si un bon thé autour du poêle te tente ou une bonne bière aussi !
    Je t’embrasse

  11. bulle007 dit :

    Coucou ma douce,

    Cette alternative est loin d’être une décision facile à prendre.
    Chacun transporte avec lui des valeurs, une vision de la vie, de la famille, des rêves et des projets, c’est pour cela que les avis plus hauts différent beaucoup.

    Toi et l’homme arriverez à prendre une décision, j’en suis sûre.

    Ne doute jamais de toi et de ta capacité à aimer, tu irradies de gentillesse, de douceur, et si ton choix se porte sur le don, tu seras une maman extraordinaire, comme tu l’es pour ta petite blondinette.

    Je t’embrasse bien fort

  12. Automne dit :

    Pour te connaître IRL, je rejoins notre Bulle sur ta capacité à donner et à aimer ❤
    Parfois on voudrait être en capacité de décider, tout de suite, que les évidences se détachent d'elles-mêmes, mais souvent il faut laisser le temps aux choix de mûrir et ce que l'on pensait impensable le devient…
    Mais de toute évidence votre désir de redevenir parent est là. Le reste c'est un cheminement.
    Je t'embrasse très fort.

    • alex dit :

      Coucou. Moi je dis, si tu peux ….fais le. Ici c est ma philosophie. Je tente encore deux fiv et je fais la fiv DO si mes deux dernières fiv ne fonctionnent pas. Je ne veux pas avoir de regret et puis comme dit ma gygy….porter un enfant pdt 9 mois crée de vrais liens …. et la gènétique de ton mari jouera.

      • alex dit :

        Et j ai déjà un enfant de 3 ans issu de fiv avec nos gametes..cela ne me pose pas problème. Bisous

  13. odileke dit :

    Bonjour Kaymet,

    Je viens de lire ton post et je suis triste que votre dernière tentative n’ait pas abouti.
    Concernant le sujet, je suis évidemment subjective et partie prenante, puisque nous avons eu recours à la FIV DO, après 10 traitements en France…
    Tous les avis sont possibles, mais seuls les couples ayant donné la vie grâce à une FIV DO savent par quoi on passe, et quels sont les nombreux ressentis possibles.
    J’ai longtemps hésité, et le choix n’a pas été simple, et même après la naissance de mon fils, je m’inquiétais : serai-je une vraie mère, l’aimerai-je vraiment, me rejettera-t-il…. ? Il m’a fallu des mois, je dis bien des mois pour me sentir la maman de cet enfant : je culpabilisais, me disais que la fiv DO posait un problème éthique, je me sentais plutôt mère porteuse de mon enfant :), je n’arrivais pas à oublier qu’on avait fait appel à une clinique, et que la donneuse était rémunérée/indemnisée/payée (même là, le ressenti peut être différent)…
    Je n’arrivais tout simplement pas à réaliser que j’allais être mère, j’y mettais encore des obstacles inconscients. D’ailleurs, j’en mettais certainement plus que mes proches, pour qui ça ne posait aucun problème.
    C’est la confiance en moi en tant que maman qui m’a peu à peu fait lâcher prise sur l’acte de la fiv par DO, et l’amour et la tendresse qu’on se renvoyait avec mon fils. Lâcher prise est le terme en ce qui me concerne. Maintenant, j’y pense, pas question de vivre dans le déni, mais je n’ai plus d’inquiétude, je suis à la fois dans l’acceptation reconnaissante de cette possibilité de maternité qui m’a été donnée, dans une société moderne qui reconnaît par la loi cette nouvelle forme de parentalité.
    Mais JAMAIS je n’ai mis en question l’accès à ce choix, et si j’avais pu, j’aurais de suite donné naissance à un autre enfant, même issu de gènes encore différents…
    Une fratrie issue de gènes différents (je ne peux témoigner personnellement) est une fratrie. Pourquoi des enfants qui sont aimés et s’aiment auraient-ils l’impression de ne pas être frères et sœurs ? Pourquoi des parents se poseraient-ils la question ? (On parle ici d’amour, et non de partage de gènes communs (et franchement on peut se poser la question : parfois des frères et sœurs biologiques n’auront jamais de lien d’amour fraternel). Pourquoi des parents auraient-ils des ressentis sur des ressentis potentiels de leurs enfants ? sans doute parce qu’ils projettent leur propre peur sur leurs enfants, mais les enfants font le tri, et privilégient la simplicité.
    Et nos enfants vivent dans une société moderne, où aujourd’hui on peut vivre dans une famille sur-recomposée, sans vivre le conflit, le sentiment que la famille obéit à une règle de « classement » des membres, avec un critère de légitimité obéissant à une loi du sang… qui n’a jamais fait ses preuves en tant que loi universelle unique.
    Si tu penses avoir des regrets un jour de ne pas avoir tenté de donner naissance à un deuxième enfant, fais-le maintenant. Le traitement est ultra léger, pas de souffrance du corps, les chances sont de 50%.

  14. Bonjour,
    Je me demandais ou tu en étais par rapport à ces questionnements…Ca m’intéresse beaucoup.
    Et rajouter mon petit point de vue à cette problématique.

    J’ai une fille qui est issue d’une grossesse spontanée. C’est donc notre fille biologique.

    Nous essayons d’agrandir la famille depuis maintenant 3 ans et demi. Et à part 7 fc, elle a bientôt 6 ans mais elle reste fille unique. Et nous le vivons comme nous pouvons mais malgré la joie de vivre ensemble, plutôt tristement. On nous a parlé de DPI à l’étranger (dr.D) ( qui nous pose aussi un soucis éthique sur la manipulation génétique..) et peut être de FIV do également ( à suivre).

    Nous lançons le début d’une procédure d’adoption qui murit doucement. De mon côté je veux presque absolument un 2eme. Du coté de mon chéri un peu mois. L’adoption lui fait peur. Pas moi…
    Adopter un enfant me fait poser les mêmes questions que toi.
    La différence physique. Mentale, les séquelles psychologiques…. et surtout le sentiment d’infériorité que cet enfant non bio pourrait ressentir. Et la peur d’aimer moins cet enfant. Cela m’angoissait.

    Jusqu’au jour ou j’ai appris à la meilleure amie de ma fille à faire du vélo.
    Elle m’a regardé heureuse d’un sourire explosif et là j’ai réalisé que peu importe la biologie. Le lien d’amour se tisse. L’enfant a besoin de sa mère et c’est toi sa mère, tu dois le protéger. Peut importe le reste. Cet enfant, bio ou pas, porté ou pas, c’est un enfant qui est attendu, désiré, et déjà aimé. Il ne peut être qu’aimé en retour. Chaque enfant à son histoire, que se soit dans une fratrie bio ou pas. Maintenant pour vous le choix vous appartient, et en plus dans le couple on est 2, et on a pas toujours les mêmes avis sur tout. Il faut donc s’adapter aussi à l’autre…
    Courage…..

  15. Concernant la remuneration des donneuses, je vais peut-être choquer mais si j’avais pu le faire étudiante, je l’aurai fait. J’étais « pauvre » et ce geste correspondait à ce qui aurait pu me faire plaisir de faire. Aider la vie. Plutôt que de sourire à des vieux dragueurs en tant que serveuse et à me faire exploiter, arnaquer, et mal traiter. La misère peut faire faire pleins de chose atroce, mais donner ses ovules, ne peut être fait à mes yeux que par quelqu’un qui agit en pleine conscience et qui maitrise ce sujet. J’aurai pu donner mes ovocytes, mais j’aurai du mal à donner mes embryons congelés. Les potentiels vrais frères ou soeur bio de mon enfant si ma fiv dpi marchait… qui lui ressemblerait et qui vivraient ailleurs. J’aurai l’impression d’abandonner mon enfant.

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