Des gouttes d’eau pour Béné 

Après la ligne rose

Celui où je vous contais une histoire.

Bénédicte et moi avons grandi à quelques centaines de mètres l’une de l’autre.

A 8 ans, elle jouait Marie dans la crèche de Noël de notre quartier. Je n’étais qu’un ange (jalousie).

A 12 ans, nous avons bien grandi et sommes diamétralement opposée, elle jeune ado fonceuse, moi petite fille sage. Nos parents qui sont amis nous organisent néanmoins des vacances ensemble. Elle me pousse à sortir de moi-même. Des heures à pousser ce cuistax en haut d’une côté pour la dévaler ensuite à toute vitesse. Liberté , fous rires, et puis des glaces aussi.

Nous avons 13, 14, 15 et puis 16 ans et ne fréquentons pas la même école mais le bus nous dépose au même arrêt et c’est en papotant que nous marchons jusqu’à nos domiciles respectifs.

18 ans, nous nous retrouvons sur les bancs de la fac. Une…

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Le Gorafi en PMA #10 – Pour donner davantage de notoriété à la cause qu’elle soutient, elle décide de devenir une star

Comme moi, aidez Simone à devenir une star ordinaire, diffusez et surtout SIGNEZ!
Merci

Simone attend le train

Simone, jeune infertile Tataouïnaise, surprise de constater que l’infertilité n’est pas davantage abordée dans le champ public a pris la décision de devenir une star pour donner davantage de visibilité à ce phénomène qui touche 1 couple sur 6 en âge de procréer. Entretien exclusif.

Miaou

Bonjour Simone, comment t’appelles-tu?

Simone, mais je réponds aussi au nom de Momone.

Alors, Momone, pourquoi as-tu décidé de devenir une star?

C’est à cause des hérissons.

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Le moi chinois

Je me penche enfin sur le défi lancé par Mme Ours, que m’ont généreusement transmis Simone et September : dresser son portrait chinois en attendant le nouvel an du 28 janvier.

Exercice difficile pour moi qui ai toujours du mal à faire des choix, et encore plus de mal à savoir ce que j’aime vraiment, dans le fond. Après avoir tourné et retourné les questions dans tous les sens (« est-ce que je dois choisir ce qui me plait le plus, ou ce qui me représente le mieux ? » genre si je devais choisir un animal, est-ce que ce serait une girafe parce que je suis grande, ou un renard parce qu’il fait partie intégrante de moi (oui ça peut paraître bizarre dit comme ça…), ou encore un chat ou un singe parce que ce sont eux finalement mes animaux préférés – bref, appelez-moi compliquée !), au final, j’ai quand même réussi à démêler un peu tout ça, et voilà le résultat. Merci encore les filles, j’ai vraiment aimé creuser toutes ces questions !

Si j’étais un objet, je serais un hamac pour chat – je rêve qu’ils en fassent des comme ça pour les humains, mais il faudrait un gros chauffage… S’allonger dans un hamac tout doux tout confortable, collé contre le chaud, c’est juste top.

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Si j’étais une couleur, je serais le vert – alors que je n’ai rien de vert chez moi, ni habit (bon peut-être un truc kaki, et aussi un chapeau qu’on m’a offert), ni rien d’autre (sauf quelques guides verts 🙂 ), que je n’ai franchement pas la main verte, et que j’ai fait pas mal de théâtre où il est proscrit de porter du vert. Mais s’il faut que je choisisse un pion dans un jeu de société, ce sera vert, parce que c’était ma couleur préférée gamine, et puis vu que mon boulot est axé environnement, je suis un peu cataloguée avec cette couleur-là.

Si j’étais un pays, je serais un pays imaginaire – je ne me vois pas finir ma vie ailleurs qu’en France, mais mes racines sont toutes ailleurs, j’ai eu la chance d’habiter dans 4 autres pays, et j’espère avoir l’occasion d’en découvrir encore beaucoup d’autres. Alors en choisir un seul m’est impossible.

Si j’étais un son, je serais la douce et envoûtante sonorité d’un kalimba – j’adore.

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Si j’étais une odeur, je serais l’odeur de l’herbe fraichement coupée – mon odorat a longtemps été aux abonnés absents ; il est maintenant bien plus présent, pour mon plus grand plaisir, et dès que je sens quelque part cette odeur d’herbe (je parle bien de gazon, évitons les malentendus…), je me retrouve instantanément propulsée dans mon enfance.

Si j’étais un aliment, je serais un éclair au chocolat – un grand classique vers lequel je me tourne bien souvent, et qui me sert de référence pour comparer les boulangeries.

Si j’étais une saison, je serais le printemps – en réalité j’aime toutes les saisons, elles ont toutes quelque chose d’agréable, mais les promesses du printemps, les fleurs qui apparaissent, le soleil qui chauffe chaque jour un peu plus et les jours qui rallongent, je trouve tout ça assez magique.

Si j’étais un couple (ou duo), je serais Marion Cotillard et Guillaume Canet – oui, je suis d’accord, on est loin des couples de légende qui ont fait de grandes choses et qu’on pourrait citer en exemple… mais mon rêve de gosse était de faire du cinéma (et, disons que, quelque part je suis restée une gosse… parfois j’en rêve encore 🙂 ), et tous les deux je les trouve assez épatants dans leurs parcours respectifs, en plus on a plus ou moins le même âge et on vient un peu du même coin ; bon en plus, eux ont réussi à avoir leur petit deuxième a priori… tout leur réussit quoi…

Si j’étais une fleur, je serais une orchidée – c’est la fleur que j’ai choisie pour mon petit bouquet de mariée. J’ai aussi reçu une belle orchidée il y a bien longtemps que j’ai réussi à garder et à faire fleurir deux fois par an pendant pas mal d’année (en vrai, elle se débrouillait très bien toute seule, elle n’était pas très difficile, heureusement pour elle…) ; malheureusement elle n’a pas survécu à un déménagement de 500 km en plein hiver… et depuis je n’ai pas réussi à renouveler l’exploit, mais je ne désespère pas.

Si j’étais un poème, je serais un poème de Prévert – j’aime beaucoup ‘Rue de Seine’ et ‘Déjeuner du matin’, mais ils sont bien trop longs, alors en voici un (beaucoup) plus court, appelé ‘Le paysage changeur’ :
« De deux choses lune
L’autre c’est le soleil »

Si j’étais un proverbe, je serais « Si vous voulez être heureux, soyez-le » (Léon Tolstoï) – il y a quelques jours, je réfléchissais à ce que je pourrais bien mettre dans cette rubrique. On allait partir pour une sortie restau, et je me suis dit que j’aurais peut-être une illumination là-bas, d’une façon ou d’une autre. J’ai bien rigolé quand j’ai vu cette citation sur le mur du jardin du restau ; je me suis dit que la vie avait décidément de l’humour parfois. D’autant plus que cette citation est en lien avec la loi de l’attraction, en laquelle je crois beaucoup. Et en plus, son origine fait aussi partie des miennes, puisque comme j’aime le dire, j’ai un ‘papyrus’.

Si j’étais un moment de la journée, je serais ces moments où je me réveille en pleine nuit, et que je constate avec bonheur que non, ce n’est pas l’heure de se lever, et qu’il me reste encore plusieurs heures à dormir

Si j’étais une date, je serais une journée de décembre en 1987 – ce moment entre deux vies où je savais que je n’aurais très certainement plus ou quasi de contacts avec l’avant et que je ne savais pas encore ce que me réservait l’après. C’était à la fois vraiment rude, et complètement unique ; une sorte de bulle coupée du monde pendant une bonne dizaine de jours. J’ai lu le Grand Meaulnes dans cette parenthèse, et c’est un livre qui a vraiment une place à part pour moi.

Si j’étais un objectif, je serais celui de suivre le conseil de Léon dont je parlais ci-dessus.

Si j’étais un souvenir d’enfance, je serais les fêtes d’anniversaire de mon frère avec ses copains, où j’étais la seule fille et la seule plus jeune du groupe – j’avais l’impression d’avoir plein de grands frères, c’était top. Et fierté suprême, j’ai même été invitée à quelques anniversaires des fameux copains, toujours seule fille et seule plus jeune, dont une fois où même le petit frère de mon âge n’était pas accepté parce que « trop chiant »…

Je propose à mon tour à Julys, Automne et Lily au pays des cigognes de relever ce défi du moi Chinois – si vous en avez envie bien sûr. Ceci pour vous dire, les filles, que même si je ne vous ai pas lues depuis bien longtemps (ou presque), je pense souvent à vous.

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DLC

C’était un petit refrain récurrent depuis plusieurs années maintenant : « d’une certaine façon, j’ai hâte que tu aies 43 ans, comme ça ce sera enfin terminé tout ça… ».

Et bien ça y est, j’ai passé le cap en début de semaine. C’était finalement une formalité, puisqu’on avait déjà été éjectés du parcours avant. C’est pas plus mal d’ailleurs –j’aime autant arrêter parce qu’il n’y a plus rien à faire, et non pour une question de date butoir, de DLC (ou plutôt DLAMP…).

Nous ne continuerons pas. Si notre situation avait été différente, sur bien des points, on aurait très probablement tenté le don. Mais ce ne sera pas notre chemin. Et dire au revoir à la PMA est plutôt plaisant, même si j’aurais préféré le faire dans une configuration autre.

Je conserve au fond de moi l’espoir irrationnel du miracle. J’envisage de creuser un peu quelques autres pistes, notamment avec la lecture en cours de ce livre. Mais ce serait alors dans l’optique avant tout d’un mieux-être général et d’une ouverture à d’autres cultures, une approche bien différente de ce que l’on a pu vivre depuis tant (trop) d’années.

Je me surprends encore à me reconnaître dans des portraits de femmes et de familles si différentes, comme celle-ci qui attend des jumeaux après déjà 4 enfants, parce que j’ai longtemps rêvé d’une vie similaire. Mais maintenant ces rêves font place à une réalité différente ; et bien que loin de ce que j’ai toujours envisagé, elle est tout de même sacrément belle.

Ce que je souhaite pour 2017, c’est de l’optimisme, des rires, de jolies découvertes, de belles aventures, de magnifiques surprises, et de voir le bonheur pointer dans les petits ‘riens’ du quotidien. Je me le souhaite à moi, et je vous le souhaite à vous, et à tous ceux qui comptent pour vous.

optimisme

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Pivoine

Pensées émues pour le petit prince de Pivoine… et ses parents.

bougie

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L’alternative

En arrivant chez la doc D il y a un mois (jour pour jour, je m’en rends compte en l’écrivant), je ne m’attendais pas à ce scénario – mais on s’attend rarement aux scénarios PMA – embryons de trop mauvaise qualité, inutile de refaire une FIV, les résultats ne seront pas meilleurs.

Des options, il y en a plusieurs : une cœlioscopie pour s’assurer que les trompes vont bien et qu’un miracle naturel est réellement possible ; une FIV-DO à l’étranger ; s’arrêter là, ou plutôt continuer à vivre tout simplement, mais sans la PMA.

En sortant de là, j’étais persuadée que Mr était pour l’option DO (il m’avait parlé de partir faire une FIV en CZ), et pendant le chemin du retour, tout en longeant cet hôtel au nom très évocateur, j’essayais de me convaincre que c’était une option possible, acceptable. La doc D m’avait filé le nom d’une psy à aller consulter pour y voir clair dans tout ça.

balmoral

Et puis en fait non, Mr n’avait absolument pas en tête le DO (mais une simple FIV à l’étranger pour s’extraire des lourdeurs et longueurs administratives françaises), et cette option ne lui semblait pas du tout acceptable.

Il y a quelques jours, je lui ai redemandé si c’était vraiment exclu – il m’a répondu qu’il y avait pas mal repensé ces derniers jours et qu’il ne savait plus trop quoi en penser…

 

Vous connaissez le jeu Othello ? Dans ma tête c’est ça : une fois c’est le côté noir du pion, la minute d’après le côté blanc – je ne sais d’ailleurs pas quelle option est la blanche et quelle option la noire, je sais juste qu’elles s’opposent complètement dans ma tête et que j’ai du mal à y voir clair.

 

Quand je pense à la FIV-DO, c’est un mélange d’espoir énorme (50 à 70% de chance de réussite affichés ; le doc D me dit que vu que j’ai mené à terme une grossesse sans souci, il y a vraiment de bonnes chances de succès) et de questions existentielles.

 

Comment gérer une situation dans laquelle nous aurions une fille qui a mes gênes et un ou deux autres enfants qui ne les ont pas :

  • Quel risque de comparaison entre eux (la doc D m’a spontanément dit : « dans ce cas il serait préférable d’avoir un garçon pour le second, pour éviter de comparer… ») ?
  • Est-ce que je risque de moins aimer le ou les petits ? Ça peut paraître tordu comme question, mais comment savoir à l’avance ce que l’on pourrait ressentir… je sais que beaucoup d’entre celles qui sont passées par la FIV-DO se sont posé tout un tas de questions sur est-ce qu’elles allaient aimer leur enfant, avoir l’impression que ce n’est pas le leur etc. Les questions sont les mêmes ici, mais avec la dimension fratrie bio/DO en plus…
  • Comment les enfants eux-mêmes percevraient-ils cette différence plus tard ?

 

Et puis plus généralement, serait-ce raisonnable de se lancer dans une telle aventure maintenant ? Avec les risques d’échec et de fausse couche qui l’accompagnent et du coup de nouveaux drames à gérer qu’on pourrait s’éviter.

 

Aujourd’hui, mon ressenti est que ce n’est pas une option à poursuivre, qu’il nous faut nous arrêter là et apprécier d’être enfin sortis de tout ce parcours éprouvant.

Mais je sais aussi que c’est l’ultime chance d’avoir peut-être une fratrie, et que c’est maintenant qu’il faut se poser la question, pour ne pas regretter plus tard. Alors je continue à me questionner… et comme je sais que vos commentaires m’aident bien souvent à avancer, je partage mes questionnements avec vous.

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Les enfants volés

Un couple en situation de précarité sociale et financière, mais qui s’aime et attend un petit bébé. Bébé qu’on va leur arracher, dès la maternité, en se basant simplement sur l’hypothèse que peut-être un jour, vu leur situation, ils risquent d’être des parents maltraitants… Ils vont tout tenter pour récupérer leur petite fille, mais n’auront strictement aucune chance face aux rouages de l’administration.

Un couple qui va consulter pour un souci de santé chez leur cadet, et qui se retrouve accusé de maltraitance par les mêmes médecins auprès desquels ils venaient chercher de l’aide. Leurs trois enfants leur seront immédiatement enlevés et ne reviendront jamais chez eux. Quand un spécialiste américain montrera que la fracture à la cheville du petit gars était liée à une carence alimentaire qui a affaibli ses os (apparemment le gamin refusait de boire autre chose que du lait de soja), il sera trop tard pour que les parents puissent espérer récupérer leurs enfants – dans l’intérêt des petits, il vaut mieux ne plus bouleverser leur quotidien… désolés messieurs dames, la justice a fait une terrible erreur, pas de chance pour vous.

Une jeune femme enceinte qui s’exile pour aller accoucher dans le pays voisin car elle a bien compris que sans ça les services sociaux lui prendraient son bébé à la naissance. Pourquoi ? Parce que sa grande sœur s’est suicidée quelques années plus tôt en laissant un nourrisson derrière elle, et qu’à ce moment-là, alors qu’elle devait avoir quelque chose comme 16 ans, cette petite sœur en détresse a osé boire de l’alcool… alors bien sûr, impossible de lui laisser la charge de son bébé, trop risqué….. !??!???

Des services sociaux à qui l’on fixe des objectifs en termes de nombre d’enfants à faire adopter… que la loi autorise à retirer des enfants de leur famille en cas de suspicion de possible future maltraitance… une loi qui par ailleurs interdit à ces familles, à leurs avocats, journalistes ou autres de communiquer sur ces enfants – enfants qui seraient des centaines, peut-être des milliers…

Ce reportage sur ce qui se passe au Royaume-Uni m’a écœurée. Il est encore en replay pendant 2 jours, ici.

 

J’avais déjà été choquée par les trafics d’enfants dans ces pays soi-disant développés – je me disais alors qu’au moins, même si certaines histoires étaient encore très récentes, c’en était a priori terminé de tout ça. Mais finalement non, ces dérives actuelles outre-manche ne valent pas mieux.

Voici les trafics dont je parle :

  • Au Royaume-Uni (encore !) depuis des siècles et jusqu’à le fin du 20e siècle, des enfants orphelins ou pauvres étaient envoyés dans les colonies britanniques et notamment en Australie, où ils se retrouvaient à travailler dans des fermes (ou à subir des abus sexuels dans des monastères dans un certain nombre de cas, c’est tellement fun…) – on leur racontait que leurs parents étaient morts (ce qui dans bien des cas était faux sachant que parfois ils avaient été enlevés abusivement à leurs familles) et qu’ils auraient une vie bien plus agréable au soleil. En réalité le but était avant tout que ces enfants coûtent moins cher à l’Etat. J’ai découvert ce magnifique épisode de l’histoire de nos voisins en regardant le film « Oranges and Sunshine ».
  • En Espagne, un superbe trafic de bébés subtilisés à la maternité pour mise en adoption, initialement pour des raisons idéologiques pendant le franquisme, qui a continué pendant des décennies et jusque dans les années 1980. On racontait aux mères que l’enfant était mort-né – petit cadavre à l’appui (macabre oui, mais véridique). Les estimations du nombre de bébés concernés vont de 30 000 à 300 000… Aujourd’hui l’Espagne est à la pointe des bases de données génétiques dans le but d’essayer de mettre en relation ces bébés volés (aujourd’hui adultes) avec leurs mères génétiques.
  • Aux Etats-Unis, c’est entre la moitié du 19e siècle et le début des années 1920 que de l’ordre de 250 000 enfants pauvres, orphelins ou abandonnés ont été envoyés plus à l’ouest du pays, généralement pour travailler dans des fermes. Cette histoire-là, je l’ai découverte en lisant la BD « Le train des orphelins ».

Il y en a sûrement eu bien d’autres, que je découvrirai ici ou là, avec toujours autant de tristesse.

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