« Un »

Au tout début de mon blog, j’avais parlé du trait d’union dans le titre.

Parce qu’il y avait le doute, le « peut-être », mais aussi l’espoir, avec le « peut être ». Aujourd’hui, c’est un fait, l’enfant, mon enfant, est bel(le) et bien là.

Et voilà que tout d’un coup je vois dans ce titre un élément qui m’avait échappé : « Un ». Oui parce que quand on en arrive au nombre d’années d’attente et d’essais auquel on était arrivés à l’époque, on doute du fait qu’il puisse y en avoir ne serait-ce qu’un… même si dans l’envie, dans l’imaginaire, ils ont toujours été plusieurs (il y a L, mais il y avait aussi A, et J, pour lesquels les prénoms étaient déjà choisis ou presque – et peut-être d’autres encore). Mais force est de constater que le sens (pas si) caché (que ça) avait quelque chose de prémonitoire. C’est bien UN enfant qui est aujourd’hui, et quel que soit notre désir, il est peu probable que cela change.

J’en ai parlé en commentaire ici ou là : je saisis toutes les occasions qui s’offrent à moi pour collectionner les côtés positifs des enfants uniques, je questionne les adolescents ou les adultes que je croise et pour lesquels j’apprends qu’ils ont grandi comme ça. Et je crois de plus en plus que ces côtés positifs sont réels, et peuvent même peut-être contrebalancer les manques (réels ou imaginés). Et je me dis parfois que cet autre enfant (j’aurais envie de dire « ces autres enfants », mais je suis trop gourmande), c’est finalement peut-être plus à moi (et à Mr) qu’il manquera(ont), plutôt qu’à L.

Il y a quelques mois (quand on était en FIV…), L me disait souvent que j’avais un bébé dans le ventre ; ça coïncidait aussi avec l’arrivée de petits frères chez certaines de ses copines. Mais pour l’instant elle n’a jamais réclamé de frère ou de sœur. Elle s’est par contre inventé une grande sœur, avec laquelle elle joue régulièrement.

Alors non, c’est vrai, L n’aura pas de compagnon de jeu au quotidien. Mais on s’attache à construire de jolis liens avec les parents de sa meilleure amie, et la maman de SON copain – parce qu’on les apprécie beaucoup, mais aussi parce qu’on a envie que les enfants passent du temps ensemble en dehors de l’école. Et puis il se trouve qu’eux aussi sont enfants uniques, pour des raisons très différentes des nôtres, qui peut-être pourraient changer pour l’un, mais pas pour l’autre et pas à court terme. C’est d’ailleurs quelque part une chance parce qu’autrement, nous ne connaissons quasi aucun couple qui ait un seul enfant dans notre entourage – soit il n’en ont pas, soit ils en ont 2 ou 3, même ceux qui sont passés par les FIVs (nous avons récemment appris qu’un ami qui a un petit garçon né suite à FIV la même année que L, va bientôt avoir des jumeaux… j’avoue que ça m’a fait un pincement au cœur).

Mais ce qui est vrai aussi, c’est qu’on est et qu’on sera toujours beaucoup plus disponibles pour L que si elle était grande sœur – plus disponibles pour lire des livres, pour discuter, pour s’intéresser à son quotidien, pour l’aider à découvrir le monde. Et d’ailleurs, L pourra d’autant plus découvrir le monde qu’il nous est déjà, et nous sera certainement à l’avenir, plus facile de voyager dans cette configuration – pour des raisons logistiques tout autant que financières.

Et dans tout ce cheminement, toujours, au quotidien, j’ai conscience de la chance que j’ai d’avoir L, et que cette chance n’est pas donnée à tout le monde, loin de là.

Sur ce je vous laisse en chanson, avec un groupe que j’ai découvert il y a peu grâce à Simone, et qui au fur et à mesure de la découverte de leur répertoire vient détrôner pour moi ceux que je mettais en tête. Cette chanson est la préférée de L, qui réclame souvent cet album.

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En quête de sens

Ce que j’avais lu sur ce film il y a quelques mois m’avait bien donné envie de le voir, mais l’occasion ne s’était pas présentée jusqu’à tout à l’heure, quand j’ai appris qu’il était accessible gratuitement en ligne jusqu’à ce dimanche.

Et franchement, si vous pouvez vous poser 1h30 pendant le week-end qui vient, n’hésitez pas, il est vraiment vraiment bien.

C’est à voir ici: http://enquetedesens-lefilm.com/

Le synopsis:

Quand Nathanaël retrouve Marc à New York, les deux amis ne se sont pas vus depuis 10 ans et leurs trajectoires les ont éloignés : Nathanaël vient de finir un film environnemental en Inde, Marc, lui, exporte de l’eau en bouteille pour une multinationale…

Mais un accident vient interrompre son « rêve américain ». Cloué au lit, il se résout à visionner une série de documentaires laissés par Nathanaël sur la “marchandisation du monde”. Dès lors, sa conscience ne le laissera plus tranquille. Oubliant ses plans de carrière, Marc rejoint Nathanaël en Inde où ils commencent une épopée improvisée. Equipés d’une petite caméra et d’un micro, ils cherchent à comprendre ce qui a conduit aux crises actuelles et d’où pourrait venir le changement. De l’Inde au Guatemala en passant par San Francisco et l’Ardèche, c’est toute leur vision du monde qui va être ébranlée…
Tissé autour de témoignages authentiques, de doutes et de joies, leur voyage initiatique est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie. 87 minutes pour reprendre confiance dans notre capacité à porter le changement en nous-même, et dans la société.

Extrait d’un avis sur le film trouvé ici: « aucune longueur, le travail de montage de Nathanaël est un bijou, quelques pauses pour intégrer la quintessence des échanges admirant des paysages qui invitent à la méditation … Un chemin qui nous conduit à se (re)poser la question du sens de nos activités professionnelles dans une économie capitaliste en fin de cycle. »

 

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Des gouttes d’eau pour Béné 

Après la ligne rose

Celui où je vous contais une histoire.

Bénédicte et moi avons grandi à quelques centaines de mètres l’une de l’autre.

A 8 ans, elle jouait Marie dans la crèche de Noël de notre quartier. Je n’étais qu’un ange (jalousie).

A 12 ans, nous avons bien grandi et sommes diamétralement opposée, elle jeune ado fonceuse, moi petite fille sage. Nos parents qui sont amis nous organisent néanmoins des vacances ensemble. Elle me pousse à sortir de moi-même. Des heures à pousser ce cuistax en haut d’une côté pour la dévaler ensuite à toute vitesse. Liberté , fous rires, et puis des glaces aussi.

Nous avons 13, 14, 15 et puis 16 ans et ne fréquentons pas la même école mais le bus nous dépose au même arrêt et c’est en papotant que nous marchons jusqu’à nos domiciles respectifs.

18 ans, nous nous retrouvons sur les bancs de la fac. Une…

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Le Gorafi en PMA #10 – Pour donner davantage de notoriété à la cause qu’elle soutient, elle décide de devenir une star

Comme moi, aidez Simone à devenir une star ordinaire, diffusez et surtout SIGNEZ!
Merci

Simone attend le train

Simone, jeune infertile Tataouïnaise, surprise de constater que l’infertilité n’est pas davantage abordée dans le champ public a pris la décision de devenir une star pour donner davantage de visibilité à ce phénomène qui touche 1 couple sur 6 en âge de procréer. Entretien exclusif.

Miaou

Bonjour Simone, comment t’appelles-tu?

Simone, mais je réponds aussi au nom de Momone.

Alors, Momone, pourquoi as-tu décidé de devenir une star?

C’est à cause des hérissons.

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Le moi chinois

Je me penche enfin sur le défi lancé par Mme Ours, que m’ont généreusement transmis Simone et September : dresser son portrait chinois en attendant le nouvel an du 28 janvier.

Exercice difficile pour moi qui ai toujours du mal à faire des choix, et encore plus de mal à savoir ce que j’aime vraiment, dans le fond. Après avoir tourné et retourné les questions dans tous les sens (« est-ce que je dois choisir ce qui me plait le plus, ou ce qui me représente le mieux ? » genre si je devais choisir un animal, est-ce que ce serait une girafe parce que je suis grande, ou un renard parce qu’il fait partie intégrante de moi (oui ça peut paraître bizarre dit comme ça…), ou encore un chat ou un singe parce que ce sont eux finalement mes animaux préférés – bref, appelez-moi compliquée !), au final, j’ai quand même réussi à démêler un peu tout ça, et voilà le résultat. Merci encore les filles, j’ai vraiment aimé creuser toutes ces questions !

Si j’étais un objet, je serais un hamac pour chat – je rêve qu’ils en fassent des comme ça pour les humains, mais il faudrait un gros chauffage… S’allonger dans un hamac tout doux tout confortable, collé contre le chaud, c’est juste top.

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Si j’étais une couleur, je serais le vert – alors que je n’ai rien de vert chez moi, ni habit (bon peut-être un truc kaki, et aussi un chapeau qu’on m’a offert), ni rien d’autre (sauf quelques guides verts 🙂 ), que je n’ai franchement pas la main verte, et que j’ai fait pas mal de théâtre où il est proscrit de porter du vert. Mais s’il faut que je choisisse un pion dans un jeu de société, ce sera vert, parce que c’était ma couleur préférée gamine, et puis vu que mon boulot est axé environnement, je suis un peu cataloguée avec cette couleur-là.

Si j’étais un pays, je serais un pays imaginaire – je ne me vois pas finir ma vie ailleurs qu’en France, mais mes racines sont toutes ailleurs, j’ai eu la chance d’habiter dans 4 autres pays, et j’espère avoir l’occasion d’en découvrir encore beaucoup d’autres. Alors en choisir un seul m’est impossible.

Si j’étais un son, je serais la douce et envoûtante sonorité d’un kalimba – j’adore.

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Si j’étais une odeur, je serais l’odeur de l’herbe fraichement coupée – mon odorat a longtemps été aux abonnés absents ; il est maintenant bien plus présent, pour mon plus grand plaisir, et dès que je sens quelque part cette odeur d’herbe (je parle bien de gazon, évitons les malentendus…), je me retrouve instantanément propulsée dans mon enfance.

Si j’étais un aliment, je serais un éclair au chocolat – un grand classique vers lequel je me tourne bien souvent, et qui me sert de référence pour comparer les boulangeries.

Si j’étais une saison, je serais le printemps – en réalité j’aime toutes les saisons, elles ont toutes quelque chose d’agréable, mais les promesses du printemps, les fleurs qui apparaissent, le soleil qui chauffe chaque jour un peu plus et les jours qui rallongent, je trouve tout ça assez magique.

Si j’étais un couple (ou duo), je serais Marion Cotillard et Guillaume Canet – oui, je suis d’accord, on est loin des couples de légende qui ont fait de grandes choses et qu’on pourrait citer en exemple… mais mon rêve de gosse était de faire du cinéma (et, disons que, quelque part je suis restée une gosse… parfois j’en rêve encore 🙂 ), et tous les deux je les trouve assez épatants dans leurs parcours respectifs, en plus on a plus ou moins le même âge et on vient un peu du même coin ; bon en plus, eux ont réussi à avoir leur petit deuxième a priori… tout leur réussit quoi…

Si j’étais une fleur, je serais une orchidée – c’est la fleur que j’ai choisie pour mon petit bouquet de mariée. J’ai aussi reçu une belle orchidée il y a bien longtemps que j’ai réussi à garder et à faire fleurir deux fois par an pendant pas mal d’année (en vrai, elle se débrouillait très bien toute seule, elle n’était pas très difficile, heureusement pour elle…) ; malheureusement elle n’a pas survécu à un déménagement de 500 km en plein hiver… et depuis je n’ai pas réussi à renouveler l’exploit, mais je ne désespère pas.

Si j’étais un poème, je serais un poème de Prévert – j’aime beaucoup ‘Rue de Seine’ et ‘Déjeuner du matin’, mais ils sont bien trop longs, alors en voici un (beaucoup) plus court, appelé ‘Le paysage changeur’ :
« De deux choses lune
L’autre c’est le soleil »

Si j’étais un proverbe, je serais « Si vous voulez être heureux, soyez-le » (Léon Tolstoï) – il y a quelques jours, je réfléchissais à ce que je pourrais bien mettre dans cette rubrique. On allait partir pour une sortie restau, et je me suis dit que j’aurais peut-être une illumination là-bas, d’une façon ou d’une autre. J’ai bien rigolé quand j’ai vu cette citation sur le mur du jardin du restau ; je me suis dit que la vie avait décidément de l’humour parfois. D’autant plus que cette citation est en lien avec la loi de l’attraction, en laquelle je crois beaucoup. Et en plus, son origine fait aussi partie des miennes, puisque comme j’aime le dire, j’ai un ‘papyrus’.

Si j’étais un moment de la journée, je serais ces moments où je me réveille en pleine nuit, et que je constate avec bonheur que non, ce n’est pas l’heure de se lever, et qu’il me reste encore plusieurs heures à dormir

Si j’étais une date, je serais une journée de décembre en 1987 – ce moment entre deux vies où je savais que je n’aurais très certainement plus ou quasi de contacts avec l’avant et que je ne savais pas encore ce que me réservait l’après. C’était à la fois vraiment rude, et complètement unique ; une sorte de bulle coupée du monde pendant une bonne dizaine de jours. J’ai lu le Grand Meaulnes dans cette parenthèse, et c’est un livre qui a vraiment une place à part pour moi.

Si j’étais un objectif, je serais celui de suivre le conseil de Léon dont je parlais ci-dessus.

Si j’étais un souvenir d’enfance, je serais les fêtes d’anniversaire de mon frère avec ses copains, où j’étais la seule fille et la seule plus jeune du groupe – j’avais l’impression d’avoir plein de grands frères, c’était top. Et fierté suprême, j’ai même été invitée à quelques anniversaires des fameux copains, toujours seule fille et seule plus jeune, dont une fois où même le petit frère de mon âge n’était pas accepté parce que « trop chiant »…

Je propose à mon tour à Julys, Automne et Lily au pays des cigognes de relever ce défi du moi Chinois – si vous en avez envie bien sûr. Ceci pour vous dire, les filles, que même si je ne vous ai pas lues depuis bien longtemps (ou presque), je pense souvent à vous.

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DLC

C’était un petit refrain récurrent depuis plusieurs années maintenant : « d’une certaine façon, j’ai hâte que tu aies 43 ans, comme ça ce sera enfin terminé tout ça… ».

Et bien ça y est, j’ai passé le cap en début de semaine. C’était finalement une formalité, puisqu’on avait déjà été éjectés du parcours avant. C’est pas plus mal d’ailleurs –j’aime autant arrêter parce qu’il n’y a plus rien à faire, et non pour une question de date butoir, de DLC (ou plutôt DLAMP…).

Nous ne continuerons pas. Si notre situation avait été différente, sur bien des points, on aurait très probablement tenté le don. Mais ce ne sera pas notre chemin. Et dire au revoir à la PMA est plutôt plaisant, même si j’aurais préféré le faire dans une configuration autre.

Je conserve au fond de moi l’espoir irrationnel du miracle. J’envisage de creuser un peu quelques autres pistes, notamment avec la lecture en cours de ce livre. Mais ce serait alors dans l’optique avant tout d’un mieux-être général et d’une ouverture à d’autres cultures, une approche bien différente de ce que l’on a pu vivre depuis tant (trop) d’années.

Je me surprends encore à me reconnaître dans des portraits de femmes et de familles si différentes, comme celle-ci qui attend des jumeaux après déjà 4 enfants, parce que j’ai longtemps rêvé d’une vie similaire. Mais maintenant ces rêves font place à une réalité différente ; et bien que loin de ce que j’ai toujours envisagé, elle est tout de même sacrément belle.

Ce que je souhaite pour 2017, c’est de l’optimisme, des rires, de jolies découvertes, de belles aventures, de magnifiques surprises, et de voir le bonheur pointer dans les petits ‘riens’ du quotidien. Je me le souhaite à moi, et je vous le souhaite à vous, et à tous ceux qui comptent pour vous.

optimisme

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Pivoine

Pensées émues pour le petit prince de Pivoine… et ses parents.

bougie

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